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dsc_0213Bonjour, bonjour !

Nouvelle chronique aujourd’hui sur un livre que j’ai récolté dans une des 4 boîtes à livres mises à disposition dans ma ville. Connais-tu ce concept qui grandit, grandit… partout dans le monde et notamment en France ? J’adore ! Ce livre sera donc d’ailleurs de nouveau « aban-donné » dans les jours à venir… Mais d’abord, parlons-en !

Zoom sur le livre !

Titre : L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea
Auteur : Romain Puértolas
Edition : Le dilettante
Nombre de pages : 253 pages

Mon résumé :

Ajatashatru Lavash Patel, fakir indien un peu roublard se rend en France dans le but de renouveler son outil de travail : son lit à clous. Direction Ikea ! Dans l’attente de la réception de sa commande prévue le lendemain et sans solution de logement, sans moyen financier, il choisit de passer la nuit dans le magasin, se cachant sous un lit. Pour échapper aux vigiles, il finit par se cacher dans une armoire et ce fut là le début d’une longue histoire, pleine de péripéties et riche de voyages !

Mon avis :

♥ ♥  ♡ ♡ ♡

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le titre annonce bien la couleur de ce roman : l’histoire et le style en sont tout autant rocambolesque ! J’ai eu beaucoup de mal à adhérer à l’humour, aux jeux de mots particuliers et nombreux de l’auteur…

Le but de ce livre était sans doute d’aborder des thèmes graves et durs tels que l’immigration clandestine, la précarité, la maltraitance, l’éloignement familial… mais je trouve que tout cela n’a été abordé que de manière très superficielle et sans intérêt. Les nombreux voyages ont été survolés. Le côté lourdingue des vannes et jeux de mots a malheureusement pris le dessus sur ce qui aurait pu me plaire (d’autant plus que l’histoire étant loufoque de base et les personnages assez stéréotypés – le chauffeur de taxi gitan et sa famille particulièrement – je ne pense pas qu’il était utile de pousser si loin dans le lourdingue…).

« Fakir de son état, Ajatashatru Lavash (prononcez J’attache ta charrue, la vache) avait décidé de voyager incognito pour sa première venue en Europe. A cette occasion, il avait troqué son « uniforme », qui consistait en un pagne en forme d’énorme couche de nouveau-né, contre un costume en soie brillante et une cravate loués pour une bouchée de pain à Dhjamal (prononcez J’ai mal), un vieillard du village qui avait été représentant durant sa jeunesse pour une célèbre marque de shampooing et en conservait encore de belles boucles grisâtres. » (page 16)

Mon passage préféré (et peut-être le seul que j’ai véritablement aimé en fait) est lors du voyage qu’il effectue, malgré lui, clandestinement, en Angleterre et de sa rencontre surprenante, ses échanges avec Wiraj, un soudanais. Un moment plein d’humanité qu’il aurait été bon de réitérer tout au long de l’œuvre…

« Avoir le cœur qui frappe fort dans la poitrine, avait résumé Wiraj en se frappant le thorax. Et un bruit puissant avait résonné jusque dans l’armoire d’Ajatashatru. Avoir le cœur qui frappe fort dans la poitrine chaque fois que le camion ralentit, chaque fois qu’il s’arrête. La peur d’être découvert par la police, recroquevillé derrière un carton, assis le cul dans la poussière au milieu de dizaines de caisses de légumes. L’humiliation. Car même les clandestins avaient leur honneur. Dépossédés de leurs biens, de leur passeport, de leur identité, c’était peut-être bien la seule chose qu’il leur restait, d’ailleurs. L’honneur. Voila pourquoi ils partaient seuls, sans femmes ni enfants. Pour que jamais on ne les voie ainsi. Pour qu’on se les rappelle grands et forts. Toujours. » (page 78)

Et toi, ton avis sur cette lecture qui semble pourtant rencontrer un franc succès mais qui n’a pas réussi à me convaincre ?

Mimila

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